Apprendre à peindre une Icône
Il est proposé à l’élève iconographe une progression dans la difficulté du sujet à peindre et dans l’approfondissement de son chemin vers Dieu; le but étant de renoncer à soi-même pour devenir “un pinceau dans la main de Dieu“.
Le visage du Christ de face est abordé en premier lieu car on “écrit” des icones parce que Dieu s’est incarné, s’est fait voir et a pris un visage d’homme. On apprend à dessiner selon le mode propre à l’iconographe, avec un “alphabet” de lignes et de couleurs. C’est la connaissance de cette “écriture” qui permet de ne pas rester simple copiste mais d’être le véhicule d’une révélation toujours nouvelle et personnelle.
Après avoir travaillé le dessin sur papier, on le reporte sur la planche recouverte de “levkas” (enduit posé en plusieurs couches a base de colle et de blanc de Meudon), on remplit les contours avec des teintes destinées à ètre éclairées progressivement jusqu’aux dernières lumières et la pose du regard. Ces teintes de base sont posées en plusieurs couches transparentes.On passe ensuite par l’étude d’un visage de trois-quart, d’un ange, d’un personnage en pied; principales étapes avant d’aborder une composition telle que la Trinité et d’atteindre l’icone de la Transfiguration. A ce stade, on a acquis en principe une maitrise minimum des lignes, des couleurs (particulièrement la maitrise du blanc), de la lumière, et une connaissance da la symbolique, qui permet d’être confirmé iconographe.Mais le chemin n’est jamais fini : l’iconographe restera en recherche constante et en vérification de la part d’iconographes plus avancés et de l’Eglise.
