Marie-Reine, Iconographe depuis 20 ans
“Marie-Reine, peintre de la lumière”
L’icône, véritable texte en couleurs, est un témoignage de foi. Marie-Reine Hugot pratique et enseigne dans son atelier, près d’Azay-le-Brûlé. Le Colombier : un nom qui annonce la couleur, car la métairie en cours de rénovation respire la paix et la lumière. Plafonds très hauts, murs blancs, parquet très clair. Installé dans l’ancienne chèvrerie, l’atelier est calme, inondé de lumière, largement ouvert sur le ciel, comme pour favoriser un mouvement d’élévation..
Ayant confessé la foi orthodoxe à l’âge de 18 ans, elle s’engage dans l’Eglise et entre au contact des icônes. Elle décide de mettre alors son goût du dessin au service de Dieu. Marie-Reine s’inscrit à l’atelier Saint-Jean-Damascène (26190 Saint-Jean-en-Royans) où elle s’initie à l’art de l’icône et où elle continue encore aujourd’hui à s’y perfectionner. La technique est srictement codifiée, et comme toute la tradition, elle varie peu dans le temps, mais il ne s’agit en aucun cas de répétition mécanique d’un même sujet. Le message, comme tous les grands textes sacrés ne varie pas. Il peut par contre être véhiculé par des personnalités différentes, pourvu qu’il ne soit pas déformé, explique Marie-Reine Hugot.
Article de Michel Tizon, Nouvelle République de Centre Ouest du 30 avril et jeudi 1er mai 1997:
“Marie-Reine Hugot présente régulièrement au public le travail de l’iconographie, dans le cadre des expositions qui lui sont demandées. Elle fait alors souvent appel à ses élèves des trois confessions chrétiennes qui lui prêtent leurs réalisations afin de témoigner du travail d’atelier qui s’accompli à Mons. Ce travail se fait dans la prière et une recherche intérieure du visage que l’on laisse venir sur la planche et que l’on fait naître au dedans de soi-même. Cette démarche s’inscrit dans la Tradition de l’Eglise : on ne fait pas n’importe quoi, n’importe quand, le parcours est balisé, on ne peint que d’après des modèles dont tous les éléments sont codifiés. Cependant, à l’intérieur de ces canons, l’iconographe exprime sa propre découverte et “ré-écrit” l’icône. Marie-Reine Hugot accepte volontiers de parler de l’icône par des interventions, considérant que cette expression de la foi chrétienne qu’elle constitue, est très mal connue en Occident.”
